Voici un jeu auquel j’ai joué il y a quelques temps … Ma pile de jeu testés (et pas forcément appréciés) ne cessant de grandir, je me suis dit qu’il étant temps d’écrire un test sur ce jeu.

Résumé

Marcus Fénix est libéré de prison pour lutter contre une nouvelle race de monstres : les locustes. Il est réintégré à l’armée et sa mission l’amènera à combattre les locustes jusque dans la maison de ses parents.

Avis

Présentation GénéraleSortie : 17 novembre 2006Genre : FPSPlateformes : Xbox 360, PC

Gears of War est un jeu dont j’avais entendu parler avant d’y jouer lors d’une partie de poker chez un ami qui d’ailleurs est le propriétaire d’un site vraiment bien conçu pour les amoureux des casinos en ligne … Cet ami me l’avait vivement recommandé et je l’avais acheté et puis madame m’en disait également que du bien. J’avais donc un bon à priori sur le jeu avant de le commencer. Mon premier contact avec le jeu fut une partie à 2 … Et je dois dire que ce premier contact fut particulièrement mauvais. Le jeu était clairement injouable à 2 (en écran splitté) et je n’arrivais pas à bien suivre l’histoire. Passé quelques temps, je décidai tout de même de me remettre sur le jeu ne serait-ce que pour voir à quoi il ressemblait en solo. J’ai donc repris le jeu du début (mais vu l’avancée que j’avais faite, ça ne changeait pas grand-chose). Cette fois ci j’ai pu aller jusqu’au bout du jeu et je peux donc vous en livrer une vision plus complète.

Il était donc une fois Gears of War … L’introduction du jeu est, il faut le dire, complètement inexistante. On vous balance dans Marcus qui se fait délivrer d’une prison dans l’incompréhension. Les raisons de son incarcération ? Aucune idée. Pour moi, c’est un mauvais début puisque pas de séquence d’intro même dans le moteur du jeu … Ah qu’est-ce que j’appréciais ces cinématiques de très bonne qualité qui existait avant. Enfin revenons-en à nos moutons, le jeu commence donc abruptement mais on a un tutoriel propre pour prendre en main le jeu. Et honnêtement, le tutoriel n’est pas de trop car la prise en main du jeu est très particulière pour un FPS. La première remarque que j’ai faite est que le personnage est très lourd … Quand je dis lourd, je n’exagère rien et c’est un peu choquant après avoir joué à des Half Life & Co où le personnage est plutôt vif (et je ne parle pas de Quake là) et où la réactivité est de mise. Dans Gears of War, le gameplay est totalement différent de sorte que l’on manie Marcus Fenix tout à fait différemment. Ce qui nous amène à un nouvel élément de Gameplay : se cacher. Dans ce jeu, les éléments des décors sont à utiliser à son avantage … Une fois pris en main cette nouvelle fonctionnalité, on en vient à apprécier le jeu. Et là, je dois dire que si le gameplay est très particulier il devient rapidement agréable. Cela donne également un sentiment de puissance à Marcus. Oui mais voilà, le jeu n’est pas exempt de défaut … Et si le gameplay s’avère sympa et donne l’impression que Marcus est un gros costaud, on se rend vite compte qu’à côté des locustes c’est une belle taille. Sérieusement, c’est bien le premier FPS où je dois décharger un chargeur complet dans un mob de base pour le tuer … Et je ne parle pas des mobs qui balancent des roquettes parce que eux c’est bien 2 – 3 chargeurs qu’il faut lâcher. Les headshots ? Ne connait pas ! Bon, ça c’est un râlement dans les règles mais franchement c’est chiant. J’ai joué en normal et le jeu n’est pas forcément des plus faciles.

Et c’est là que l’on arrive à un second point négatif : la difficulté. Si le jeu demandera un peu de motivation pour être terminé il ne faudra compter qu’une dizaine d’heures pour le faire. Toutefois, la difficulté n’étant pas parfaitement dosé il arrivera régulièrement que le joueur peste pour arriver à son cauchemar ultime : le boss de fin ! Autant la berserker est suprêmement chiante quand il faut lui faire détruire des piliers pour pouvoir la pilonner au canon à ion (ah ces femmes, tant de force et de monstruosité) autant le boss de fin est horrible. J’ai bien dû le recommencer 20 à 30 fois pour le finir et ce n’est pas peu dire. Franchement, pour un jeu en normal j’ai été étonné de trouver tant de difficulté. C’est le boss de fin mais quand même y a des limites. Et au niveau chargeur je n’ai pas compté … La stratégie se limite à un coup de bazooka pour disperser les oiseaux suivi d’un chargeur pour faire mal au boss à répéter au moins une dizaine de fois. Et si ce point négatif ne vous a pas convaincu, il y en a forcément un autre qui vous convaincra : le manque de scénario ! Peut-être que toutes les explications sont dans la notice mais perso lorsque j’aborde un jeu la notice je n’y jette même pas un œil. Peut-être que c’est stupide de ma part mais j’ai toujours pensé qu’une notice était un support écris supplémentaire … Et non le seul support pour un média. Donc dans le jeu point d’explication, on est dans la baston quasiment non-stop et on ne sait pas trop pourquoi on avance sinon qu’il faut buter des méchants … Euh, attends là on parle d’un jeu next gen quand même pas un jeu NES … J’avoue avoir été déçu de ce côté-là j’attendais quelque chose. Lorsque je n’ai pas vu de cinématique d’intro je me suis dit que ça suivrait plus tard et lorsque j’ai terminé le jeu j’ai compris qu’en fait il n’y avait presque pas d’histoire. L’histoire a probablement dû être brodée par la suite en guise de supplément (donc sur la notice). Pour moi ce défaut est complètement rédhibitoire.

Le jeu se distingue toutefois par d’autres points positifs (ouf !). En premier lieu on peut citer ses graphismes. Pour un jeu qui a 5 ans, il envoi sévèrement (d’ailleurs j’ai le 2 qui traine sur mes étagères). Je veux dire on prend clairement une claque en le regardant, limite un décollement de la rétine. A l’époque, je pense que ça devait être énorme mais ça reste tout de même correct de nos jours. Ensuite, le second point positif c’est l’immersion dans l’action. Je dois avouer que j’ai joué à quelques FPS (même si je n’en suis pas tant fan que ça) mais jamais je n’avais ressenti une telle immersion. Concrètement il y a de l’action non-stop mais le gameplay fait que l’on est dedans avec une équipe qui nous soutient et des ennemis qui peuvent débarquer de partout. Ça c’est carrément cool. Ce qui nous amène au dernier point négatif du jeu et pas des moindres : l’IA ! Force est de constater que l’IA de la plupart des jeux actuels est d’une nullité affligeante. La raison en est probablement que le fric doit avant tout aller dans les graphismes du jeu puis après dans le Dev et en dernier lieu dans l’IA. Ça peut paraitre anodin mais lorsque vous vous retrouvez sous le feu ennemi et que votre coéquipier ne trouve rien de mieux à faire que de se mettre directement ENTRE l’ennemi et vous je peux vous dire qu’il y a de quoi être énervé. Et encore, j’ai déjà vu mes coéquipiers se suicider en fonçant sur des grenades et autres amusements. Où est ce que l’IA est la plus mauvaise ? A 2 endroits on sent clairement que l’IA bat de l’aile :

  • la première apparition des supers mobs qui font chier où l’assaut provient de plusieurs côtés. J’ai dû refaire plusieurs fois ce passage car mes coéquipiers se comportaient de manière aléatoire.
  • le boss de fin. Je sais que l’on y revient toujours mais le coéquipier sur le boss de fin est complètement risible. Il lui est arrivé à plusieurs reprises de mourir en 10 secondes chrono parce que sa meilleure stratégie était de foncer jusqu’au boss à découvert … Devant moi bien entendu pour que j’évite de tirer sur le boss (sinon ça ne serait pas aussi fun).

Au final, Gears of War est un jeu qui me laisse mitigé. Autant le gameplay est unique et franchement sympa mais autant les défauts sont carrément chiants. Je pense que si le scénario tenait la route où était tout du moins apparent durant le jeu j’aurai été un peu plus léger dans ma critique. Petite info complémentaire : une machine à sous GOW est annoncée sur le site machine-a-sous.ca/, elle devrait sortir très bientôt.

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